COMMENT ALLER PLUS LOIN AVEC LA KUNDALINI ?

Par Peter Kampschuur

Cette page du site WEB Kundalini et crise spirituelle a été fournie par le psychologue et thérapeute du souffle Peter Kampschuur, et contient les sujets suivants :

- Le but de la Kundalini.
- méprises au sujet de la Kundalini (comment l’aborder).
- Kundalini et psychoses.
- Leçon à tirer de la Kundalini.
- Approches judicieuses pour la guérison et le développement ultérieur.

Le but de la Kundalini
kundalini
Le but de la Kundalini, cette force originelle et conceptrice en nous, est l’unification de l’être humain et l’évolution ultérieure de notre conscience par un épanouissement créatif. A cette fin, nous avons reçu à la naissance, une quantité concentrée d’énergie de la Kundalini Dans le processus de développement que nous vivons par la suite, la personne entière est concernée, de la tête aux orteils et tout autour, avec le corps, l’âme et l’esprit. Ceci signifie que notre énergie doit affluer de manière harmonieuse à travers tout le corps et aussi, dans l’enveloppe énergétique qui se situe autour du corps. Ainsi, une connexion optimale peut exister à travers nous, entre « ciel » et « terre ». De ce fait, nous sommes ouverts à l’inspiration de notre être essentiel, notre plus haut « Soi ». Notre corps, avec son organisation de l’énergie à l’intérieur et tout autour, est en quelque sorte une antenne qui peut être accordée sur des énergies subtiles mais aussi, puissantes et curatives qui nous aident, ici et maintenant, dans la vie de tous les jours, à être réellement nous-même et à fournir la juste contribution créative.
En premier lieu, pour être ouvert à cette approche, il est nécessaire de laisser circuler l’énergie dans le sens de la longueur, vers le bas, littéralement vers la terre. Ainsi nous nous libérons de l’énergie superflue, des émotions et des tensions qui restent attachées à nous. Ce n’est seulement qu’en évacuant de façon continue vers le bas, qu’on crée l’espace nécessaire pour accueillir du haut, la lumière et l’inspiration. Si la Kundalini, qui est déjà présente dans notre corps, se relie à la grande énergie cosmique, la Mahakundalini, nous expérimenterons l’unit é de l’intérieur et de l’extérieur (soi-même et le monde).
La plupart du temps, nous nous servons de notre corps, notre antenne, de manière erronée. Par l’insistance sur la pensée, trop d’énergie est aspirée vers la tête, ce qui la rend trop pleine ; nous conservons nos émotions dans la région du thorax, du plexus solaire et de l’estomac, et dans le restant du corps ; et nous ne laissons pas affluer notre amour. Ainsi naît une division interne et nous demeurons dans différents malentendus nous concernant et impliquant la bonne gestion de notre énergie.

kundaliniMalentendu n° 1 : « seulement vers le haut » Une méprise fréquente est que la Kundalini devrait uniquement monter. Ceci est une fausse interprétation du « voyage des chakras supérieurs » provenant de l’approche du Yoga hindou. La Kundalini, dans la source du coccyx, est une énergie chaude qui monte d’elle-même si elle ne rencontre pas de blocages, en chemin. Mais cette circulation d’énergie par la colonne vertébrale, entre les chakras supérieurs et inférieurs, doit aller dans les deux sens : ce qui monte, doit aussi descendre. L’énergie ne doit pas aller d’un endroit défini à un autre mais, circuler ; une partie de ce qui afflue en haut, à l’arrière, doit, par exemple, redescendre par la face avant vers la base du coccyx qui est , ou devrait être, relié à la terre. Ceci n’est rendu possible que s’il existe une circulation du coccyx vers le bas, vers les pieds même. Le corps humain est, avec son organisation de l’énergie, comme un aimant à deux pôles, l’un au-dessus du crâne, l’autre sous les pieds. Si la liaison avec le pôle inférieur (dans la terre lorsque nous sommes debout) n’est pas entretenue, l’énergie chaude du coccyx peut être propulsée trop violemment vers le haut et les centres d’énergie supérieurs sont trop soudainement ou trop fort atteints, de telle sorte que nous devenons nébuleux et déréglés par des expériences que nous ne pouvons pas intégrer dans notre vie quotidienne. De plus, des organes peuvent connaître un disfonctionnement.

Malentendu n° 2 : « La Kundalini est une énergie particulière »

La deuxième méprise est que la Kundalini serait une énergie tout à fait singulière. kundaliniCeci ne s’accorde pas avec la nécessité d’une circulation intégrale. La Kundalini située à la source, dans le coccyx, est un aspect latent du prana (chi ou ki), la force de vie universelle. Les énergies des chakras, celles des nadis (méridiens) et les énergies cosmiques avec lesquelles la Kundalini désire se relier, sont, en essence, une et même énergie. Si tout est en harmonie, cette énergie sera à chaque fois transformée en énergie spécifique, correspondant aux organes qu’elle va alimenter, ainsi qu’aux autres parties du corps. D’une certaine manière, tout est Kundalini : la Kundalini rayonne de nos yeux et ce que nous regardons, émet de la Kundalini, en retour. Tout ce que nous percevons, est composé de Kundalini. Lorsque notre organisation de l’énergie est bien ordonnée et qu’elle est reliée aux énergies cosmiques, alors, la Kundalini rayonne de manière douce et affectueuse de notre cœur mystique et de notre chair.
Lorsque l’énergie du coccyx circulera plus intensément, nos sens s’aiguiseront et les perceptions seront plus intenses, quelles viennent du dedans ou du dehors du corps, et que ce soient des expériences neutres, plaisantes ou désagréables. La Kundalini ne fait pas la différence : pour notre être essentiel, tout est intéressant comme élément du chemin qui mène à l’unification consciente. La conscience est, à vrai dire, réglée pour sentir tout ce qu’il y a à sentir, et pour abandonner tout ce qui nous entrave dans notre développement. L’élargissement de la conscience semble être le premier pas sur le chemin intérieur, le sentier de l’initiation.

kundaliniMalentendu n° 3 : « l’on est impuissant devant le phénomène »

La troisième méprise est que, la Kundalini ayant un pouvoir guérisseur, tout va se remettre en ordre de soi-même. Consciemment ou inconsciemment, nous pouvons aborder cette énergie de plusieurs fausses manières. C’est alors que nous contrarions notre intention d’unification avec tout-ce-qui-est et que nous maintenons ou aggravons notre division intérieure. Aussi, si plus d’énergie se libère de la source du bassin, l’on peut encore longtemps s’obstiner dans cette démarche. Mais à l’inverse, l’on peut collaborer avec ces courants d’énergie, en premier lieu, en nous installant profondément dans le relâchement, c’est-à-dire le relâchement des émotions, des crispations et des blocages, mais aussi des schémas de pensée et de comportement malsains. Dans ce but, il faut que l’on devienne conscient de ces entraves, les sentir plutôt que de les vivre, et « travailler sur nous-même ».

L’on doit naturellement savoir ce que l’on fait. Il y a malheureusement des manières erronées de pratiquer le yoga, la méditation ou une thérapie. Si, par exemple, l’on médite trop longtemps, si l’on force la montée de la Kundalini, si l’on ne se fait pas suivre par quelqu’un de compétent ou si l’on ne s’en tient pas aux « règles de l’art », l’on ne facilite pas, le cas échéant, la gestion de la Kundalini. Les thérapies ou les trainings basés sur la catharsis, sont très risquées parce qu ‘elles provoquent des décharges émotionnelles très fortes et très soudaines, ou de la tension et de l’énergie excédentaire. L’approche directe, dirigée vers la rupture des situations issues d’une conscience élargie ou transformée, présente aussi de grands dangers.
Il est bon d’une fois transformer l’énergie réveillée en comportement mais, de trop violentes manifestations émotionnelles peuvent déchirer l’aura et provoquer des conflits avec autrui. Par peur de ces manifestations, l’on peut tout freiner mais, ceci conduit à une stagnation des courants d’énergie et à une pression interne accrue qui, finalement, amèneront quand même à des débordements. Ce qu’il faut faire, c’est se relâcher de manière paisible et équilibrée.

Malentendu n° 4 : « La manière dont vous respirez, n’a aucune importance. »

Une méprise souvent inconsciente mais, fondamentale, est l’idée que kundalinil’on peut amener la gestion de l’énergie à l’harmonie sans respecter la bonne manière de respirer. De toute antiquité, il est bien connu que la circulation des énergies et que les expériences qui en découlent, sont en relation étroite avec la respiration. Dans le yoga, l’on utilise des exercices de respiration (« pranayama ») mais, aussi, dans différentes formes de thérapie ou de trainings de conscientisation, l’on se concentre sur la contrainte du changement de la conscience, par des moyens spécifiques, des manières plus ou moins artificielles de respiration. Par conséquent, exactement comme dans des événements choquants, l’on verrait son énergie propulsée prématurément, trop fortement et trop rapidement, vers des centres situés dans le haut du corps, avec toutes les dangereuses conséquences que l’on connaît.
Si l’on inspire d’un endroit trop haut du corps, l’on crée une tension ; immédiatement, l’énergie se rue de manière ascendante et de tous les côtés, à la fois mais, souvent, sans que l’énergie excédentaire puisse s’échapper du corps. Une manière erronée de respirer garde la peau hermétique de telle sorte que l’on ne peut pas se relâcher vers l’extérieur, à travers celle-ci. En n’expirant pas entièrement, l’on garde la tension, avec, à la clef, de plus graves congestions – l’énergie ne peut aller nulle part mais espère encore trouver un peu de place là-haut. En conséquence, l’on peut se retrouver déréglé, non seulement sur le niveau énergétique, mais aussi dans différents organes, tel le cerveau, jusqu’à la moindre cellule du corps physique, si bien que surviennent des troubles particulièrement difficiles. Quelquefois, l’excédent d’énergie trouve un chemin vers l’extérieur presque violemment, comme par le sommet de la tête (voir le passage sur les psychoses). Tout ce que, par la suite, l’on voudra entreprendre pour corriger ces dérèglements, n’amènera qu’un résultat limité aussi longtemps que l’on ne respirera pas correctement.

kundaliniMalentendu n° 5 : « Je m’en sortirai, seul »

Une méprise courante consiste à vouloir régler les problèmes d’énergie de la Kundalini et les éventuelles affections qui en découlent, avec quelques mesures techniques ou quelques trucs thérapeutiques. Qui pense cela, se fait des illusions. Les problèmes de la Kundalini indiquent la nécessité d’un engagement dans un processus d’un profond détachement, d’une prise de conscience et d’une transformation psychophysique, le cas échéant, un changement spirituel. Ce processus touche l’essence même de notre vie, de notre destinée, de notre unification. Nous n’y arriverons pas moyennant seulement quelques adaptations pendant que notre ancienne manière de vivre, souvent obstinée, ne garde le dessus.
En outre, il s’agit de forces sacrales, que l’on doit aborder avec respect au lieu de jouer avec le feu (du serpent). Expérimenter, seul dans son coin, est très risqué parce qu’à peu près chacun recèle des taches d’ombres en lui lorsqu’il s’agit de soi-même. Et l’on peut encore moins picorer ça et là, dans le domaine de la thérapie ; ceci est souvent une stratégie secrète de l’ego pour limiter le processus de transformation à ce qui ne dérange pas l’ego, depuis la résistance contre la reddition et l’unification que la Kundalini impose. Si l’on pouvait accepter toute énergie comme elle vient et aussi la relâcher, l’on ne connaîtrait pas de problèmes psychiques et, le cas échéant, pas de problèmes énergétiques mais, nous resterions uns et intacts, à travers toutes les difficultés inévitables que la vie peut nous amener. La plupart des gens rencontrent beaucoup de difficultés avec ce simple fait, et c’est aussi pour cela que durant certaines phases du processus, l’on a besoin d’une aide thérapeutique. Personne ne peut accomplir ce long chemin sans aucune aide et si cela était, cela resterait le processus d’un projet de l’ego. Laissons-nous donc guider par des personnes compétentes et averties, de préférence par ceux qui savent sentir ou voir notre énergie.

Kundalini et psychoses

Les psychoses surviennent lorsque la tendance ascendante du courant de l’énergie dans la colonne vertébrale, n’est pas équilibrée par la tendance descendante. L’énergie peut alors pousser avec tant de force que rien ne peut encore la retenir, de telle sorte qu’elle s’envole littéralement hors de la calotte crânienne et éventuellement du chakra de la couronne, et quelle arrive au sommet de la tête, tout a fait disséminée, au lieu se relier à l’énergie cosmique et de rayonner ensemble à travers la colonne vertébrale et aussi autour du corps, jusqu’aux pieds, jusqu’à la terre. L’ascension effrénée peut être la conséquence d’événements choquants, de l’usage de drogues (ex. cannabis), d’épuisement et d’une pratique erronée du yoga, de la méditation ou d’autres thérapies, près desquels le pôle terrien est négligé.
Lors de l’épuisement de nos réserves normales, le corps, par mesure d’urgence, fait un appel direct à la réserve concentrée de Kundalini dans le bassin. Parce que cette énergie chaude a la propension à monter, il y a le risque que lors d’un appel trop brutal, cette énergie ne sache pas redescendre. L’on commence alors à « s’excarner », et lors d’une psychose l’on se sent bien vite beaucoup « moins bien dans sa peau » mais, plus au-dehors, c’est-à-dire au-dessus de notre tête. Entre-temps, l’énergie active des centres situés plus haut dans le corps, et par la suite sont atteintes des couches d’énergie tout autour du corps, par lesquels toutes sortes d’expériences se présentent, auxquelles l’on n’est pas du tout préparé. En outre, si certaines de ces expériences sont agréables, par exemple, des perceptions exactes et des projections intimes, elles peuvent aussi mener au chaos.
Grâce aux anti-psychotiques, l’on peut arrêter le rayonnement dans le crâne, et quelquefois, une hospitalisation psychiatrique s’avère nécessaire. Ceci devient important surtout si l’on ne dort pas ou peu, même en utilisant des calmants ou des somnifères. L’épuisement s’ensuit. Des nuits consécutives sans sommeil peuvent tout aussi bien induire une psychose qu’en être la conséquence.
Un rétablissement du courant d’énergie du bassin vers les jambes et les pieds est nécessaire mais la psychiatrie n’arrive à faire cela que trop peu souvent, dû à un manque de connaissance de notre gestion de l’énergie.

Et après une psychose ?

Même si on utilise une médication, il est possible de travailler la mise à la terre et la détente. Les mesures de circonstance appropriées sont : de grandes promenades et un travail manuel concret, le massage des zones réflexes du pied, l’acupuncture, l’acupressing et le shiatsu. Ces approches thérapeutiques travaillent le plus souvent, directement sur le niveau d’énergie et elles sont orientées vers le rétablissement de l’équilibre et de la circulation dans tout le corps. Durant une psychose, il est sans doute impossible de suivre ces recommandations. Pendant une psychose et juste après, la méditation est fortement déconseillée à moins qu’il ne s’agisse d’exercices méditatifs orientés vers le corps avec une attention particulière pour la mise à la terre. De même, le yoga devra être évité, étant donné qu’à peu près toutes les formes du yoga hindou accentuent trop la circulation de la Kundalini vers le haut et passent à côté de la mise à la terre. Tout comme certaines autres approches encouragent ce yoga de « l’éveil » de la Kundalini mais elles ont trop peu de moyens pour réagir aux stades après l’éveil, à plus forte raison, si cet éveil survient de manière inattendue et intense.
Après une psychose, la médecine ortho manuelle (correction de la colonne vertébrale) et la thérapie cranio-sacrale peuvent être très utiles. La psychothérapie est aussi utile pour apprendre à reconnaître ce par quoi l’on est fragilisé avant une psychose. Les processus d’énergie dans et autour de notre corps sont en relation étroite avec nos émotions, nos angoisses, nos désirs, nos résistances et bien d’autres motifs ; en résumé, dans la mesure où l’on accepte ou refuse la vie sur terre comme c’est « maintenant ».
A côté de la garantie d’un sommeil suffisant, la priorité numéro 1 est la bonne circulation de l’énergie du bassin vers le bas, avec comme résultante la capacité, en toutes circonstances, de garder les pieds, de sa propre force, au chaud et ouverts vers la terre. Ceci est une pratique qui n’est rendue possible que par une respiration juste et profonde dans le bassin. La thérapie du souffle, orientée vers cela, peut rendre aussi possible de redécouvrir le lien du développement spirituel. (Voir plus loin : approches rationnelles pour la guérison et développement ultérieur).

Kundalini et dépressions

Les psychoses maniaques ne font pas nécessairement partie des troubles bipolaires (modèle maniaco-dépressif), comme une dépression peut se présenter sans épisodes maniaques. Si la dépression est accompagnée d’épuisement, il y a de plus grandes chances qu’une psychose survienne (voir le passage plus haut au sujet des psychoses). L’on peut se retrouver au point mort par l’épuisement et, justement ou injustement, avoir la sensation de n’être bon à rien. Baisser les bras n’est pas la même chose que s’abandonner à la vie comme elle vient ; la stagnation de la gestion de l’énergie va toujours de pair avec une résistance interne et de l’opposition.
Une dépression après une psychose peut résider chez quelqu’un d’épuisé, d’une gestion de l’énergie affaiblie par une discorde interne. En outre, la dépression peut surgir durant un traitement psychiatrique qui étouffe trop la circulation de l’énergie. Il faut dire, du reste, que lors d’une hospitalisation psychiatrique, le patient perd sa confiance en lui et voit diminuer sa valeur personnelle.
En général, les sentiments dépressifs proviennent d’une gestion de l’énergie, qui est bloquée parce que l’on se détache trop peu de ses émotions (surtout négatives) et de ses pensées, comme c’est immédiatement le cas lorsque l’on n’expire pas convenablement. Lorsque notre énergie ne circule pas bien, l’on perd notre vitalité. Le sentiment de s’enliser dans une situation de stagnation, peut aussi être la conséquence d’une conscience latente de ne pas vivre de la juste manière, par exemple lorsque l’on pense être coincé dans un type de relation défavorable, que l’on est freiné dans son comportement expressif, ou que l’on travaille sans utiliser ses vrais talents, de telle sorte que l’on ne correspond pas à notre destinée, notre mission dans la vie. Tout ceci a une relation directe avec la bonne ou la mauvaise circulation de notre énergie et la réceptivité qui y est liée, pour la lumière et l’inspiration du haut.

La leçon de la Kundalini

La leçon que l’on peut tirer des problèmes de la Kundalini, est que le corps doit s’impliquer dans notre processus de devenir plus entier et d’unification. Il s’agit d’unification avec tout-ce-qui-est, incluant notre corps comme notre maison terrestre. Si nous écoutons notre corps en sentant bien de temps à autre ce dont il a besoin et en le rencontrant de la bonne manière, l’on peut s’épargner beaucoup de douleurs inutiles. Lorsque l’on devient conscient des courants d’énergie en nous, l’on peut sentir toujours directement ce qui est nécessaire ici et maintenant, ce qu’il convient de faire de la manière la plus juste. Ainsi, l’on pourra prévenir la répétition fréquente des psychoses ainsi que d’autres affections. L’on peut apprendre à sentir la diminution de la mise à la terre, assez longtemps avant l’apparition d’une psychose ou d’une autre crise et donc, y réagir. De cette manière, il est aussi possible de réaliser un sevrage prudent et maîtrisé de la médication habituelle.
Les psychoses (ou dépressions et autres affections) ne nous obligent pas à quitter la voie spirituelle. Mais, le centrage du corps, la mise à la terre et l’abandon doivent, en premier lieu, être réalisés. Le corps est, dans ce rapport, d’une grande aide et est un guide si nous ne nous comportons plus comme son adversaire. A cet effet, il est essentiel que l’on ne néglige aucun des deux pôles (« le terrien » et « l’aérien »), aussi longtemps que l’on vit dans la réalité physique. Si l’on suit une approche déterminée, pour parcourir un cheminement spirituel, il faut s’assurer que cette approche comporte une intégration du « ciel » et de la « terre ». Si cela n’est pas le cas, l’on s’élève unilatéralement vers le haut et l’on porte trop peu d’attention au corps, notamment au bas du corps. Il faut alors opter pour une autre approche. L’on doit aussi prendre garde aux approches qui sont trop mentales et accentuent le fait que la conscience se déplace vers des niveaux d’énergie extérieurs au corps.
Le corps est à nouveau digne d’intérêt parce que les dérèglements de notre gestion de l’énergie, comme des crampes ou des blocages, indiquent que l’on s’accroche encore, éventuellement inconsciemment, à quelque chose. Si l’on accorde notre attention à cela, l’on pourra dépister le contenu inconscient refoulé et transformer en lumière tout cet espace « sombre » en nous (également les taches sombres dans notre gestion de l’énergie). C’est précisément ce qu’attend la Kundalini. C’est ainsi que l’on s’ouvre aux forces curatives de la terre et du ciel et que l’on arrive dans le Soi.

Approches judicieuses pour la guérison et le développement ultérieur

Il s’ensuit de la leçon de la Kundalini, que quelque dérèglement l’on ait subi,kundalini seules sont valables, les approches qui favorisent une mise en ordre harmonieuse du corps, de la gestion de l’énergie et de l’esprit (« mind » et «spirit »), comme un ensemble. Ceci est aussi une condition pour l’unification de l’intérieur et de l’extérieur (« soi » et « non soi ») et l’ouverture d’autres couches de notre être multidimensionnel (les différents corps, couches d’énergie, auras ou niveaux de conscience de l’être réalisé).
Une crise demande, en premier lieu, des mesures adaptées, souvent sous la forme d’un traitement ou une aide d’autrui, qui peut être nécessaire parce que l’on est épuisé ou que l’on ne sait plus à quel saint se vouer. (Voir aussi le passage ci-dessus Et après une psychose ?). En second lieu, l’on devrait choisir pour notre développement ultérieur, une pratique qui soit respectueuse du corps, dans laquelle on peut apprendre à se lâcher, ce qui n’est pas courant chez nous. Des formes douces de travail physique, du sport, de la danse, du Tai Chi, du massage et de l’haptothérapie peuvent être secourables pour à nouveau entrer dans notre corps. Tout ce qui se résout à forcer, est risqué et déconseillé.
En prêtant attention à notre développent intérieur, il est, dès lors, préférable de se laisser guider sur un chemin qui a fait ses preuves, par quelqu’un qui à une longue expérience derrière lui.
Chez qui aller, sort ici de ce contexte. Cela dépend de plusieurs facteurs, ce à quoi l’on est préparé, nos préférences et de la profondeur que l’on veut atteindre. Mais l’on peut mentionner ici quelques approches remarquables.
Une approche respectueuse du corps est le Kum Nye, originaire du Tibet, importé en Occident par Tarthang Tulku et aussi présente aux Pays-Bas.
Dans le yoga taoïste et le Chi Kung, aussi écrite Qi Gong (par exemple, de Mantak Chia), l‘on a une bonne connaissance des méridiens de l’acupuncture et l’on prend bien soin du corps et de la gestion de l’énergie mais, il est très important de s’intéresser à ces techniques, de notre plein gré (aspiration personnelle).
Une approche dans laquelle les traditions ésotériques orientales et occidentales sont réunies de manière équilibrée et sûre, est la thérapie corporelle de la méditation par le souffle, introduite par la l’enseignante Néerlandaise Hetty Draayer. La respiration à partir du Bassin et l’ancrage dans le sol forment le point de départ de son approche. En respirant à partir du « point chi » ou « œil cosmique », plus bas que le « point hara », mieux connu, la Kundalini et l’énergie cosmique s’unissent dans le bassin même, au lieu de se rejoindre dans le chakra de la couronne. Avec l’aide d’exercices de respiration et de visualisation, les énergies ainsi reliées, vont rayonner dans les jambes et les pieds vers la terre, comme début du processus de transformation nécessaire, qui mène à la conscience unificatrice dans la liberté et dans l’autonomie. En respirant des profondeurs du bassin, l’on arrive au sens propre et au sens figuré, sous le plexus solaire et l’on échappe à la suprématie de ce centre d’énergie qui est saturé auprès de beaucoup d’Occidentaux, aussi longtemps que l’on déplacera l’accent de la conscience et de la respiration sur le plexus, sous l’emprise de la pensée et des émotions.
Il n’existe pas encore de site WEB sur cette approche. Vous trouverez plus d’information chez Peter Kampschuur, adresse e-mail : peter.kamp@wanadoo.nl.

Conclusion

De quelque manière l’on ait été en contact avec la force de la Kundalini et que l’on en ait eu à subir des conséquences, il vaut mieux se dire que tout va et tout vient, comme l’inspiration et l’expiration, pendant que l’on reste celui qui est : observateur conscient et créatif.
La Kundalini est la force de l’Un en nous. Comme être humain sur terre, comme homme parmi les autres avec cette étincelle divine en nous, l’on peut être un foyer au travers duquel l’U n peut s’exprimer dans le monde. La solution de toutes les difficultés que l’on rencontre sur le plan énergétique jusqu’aux maux et affections physiques dans lesquels ces perturbations d’énergie s’expriment, réside dans l’acceptation de ce que le cosmos nous tend, d’y répondre de la manière correcte et le moment d’après se détacher. En bref : « accompagner le présent mouvant ».
Le cosmos intervient sans relâche de telle sorte que l’on atteigne ce dont on a besoin. Il n’est pas nécessaire et encore moins souhaitable de s’obstiner dans une lutte fatigante et solitaire. Un tel combat avec soi-même amène trop souvent à une résistance à l’Unité dans laquelle nous nous trouvons déjà imperceptiblement. Si l’on cherche, laissons nous assister ; si l’on trouve que l’on n’à rien à chercher, alors, détachons-nous vraiment. Ne fuyons pas la terre et si, par exemple, l’on fait des exercices de visualisation méditative, ne visualisons pas seulement ce qu’il y a au-dessus de la tête mais, de préférence ce qu’il y a en dessous des pieds.
Ne nous tendons pas vers le haut mais, détachons-nous vers le bas, en accompagnant la respiration. Alors, naîtra par la suite, dans un seul mouvement fluide, l’inspiration, la lumière et le salut descendrons du haut à travers et autour de nous, dans un manteau d’amour. kundalini